Tourisme

Publié le vendredi 25 août 2017

Le Doris, une embarcation symbolique des bords de Rance

Depuis le 17ème siècle, de nombreux hommes étaient paysans l’été et marins l’hiver. Ils partaient à la pêche à la morue sur les bancs de Terre-Neuve, au large du Canada, d’où leur surnom de Terre-Neuvas.

Pour s’approcher au plus prêt des bancs de morues, les marins partaient du bateau principal sur de petites embarcations. A partir de 1875, le Doris est adopté pour faire les aller/retour entre le bateau principal et les bancs. Il est apprécié pour sa légèreté, sa maniabilité et sa possibilité d’empilement sur le pont du bateau principal grâce à son fond plat.

Les doris sont de petites embarcations de bois à fond plat, façon barque, qui mesurent 5 à 6m de long, utilisées pour la pêche à la morue à partir de 1875 et construit dans les chantiers naval, notamment ceux des bords de Rance.

 

Très rapidement, la production de Doris se développe. On en compte une centaine sur le port de Saint Malo et une quarantaine sur celui de Cancale. Ils servent rarement plus de 2 ou 3 saisons avant d’être renouvelés. C’est donc toute une économie qui se développe autour de ces embarcations légères. Elles seront concurrencées, au milieu de 20ème siècle, avec l’arrivée des chaluts.

Pour que ces symboles de notre histoire maritime ne disparaissent pas, l’Association de Développement de la Vallée de la Rance (ADVR) a créé, en 1997, la Fête des Doris.

De cale en cale avec la Fête des Doris

Cette Fête maritime, haute en couleurs et conviviale, rassemble chaque année une flotte d’une centaine de doris qui naviguent de cale en cale et relient les deux rives de La Rance tout au long du dernier week-end du mois d’août. On y retrouve aussi des yoles de mer, des vieux gréements, tous passionnés par l’histoire des Terre-Neuvas.

Ainsi, 90 embarcations, principalement des Doris, mais aussi des yoles ou encore des pirogues portant haut les couleurs de la lutte contre le cancer du sein, ont accosté à la cale de Montmarin le 27 août.

Un rafraîchissement, offert par la ville de Pleurtuit, était servi aux équipages qui l’avaient bien mérité, après une étape difficile en provenance de Saint Jouan. En effet, il aura fallu une bonne heure de rame et la passage de courants contraires pour relier la rive droite à la rive gauche.

Mais le soleil radieux et les chants marins ont permis à chacun de se remettre avant de partir en direction de La Richardais.

Découvrez l’album photo de cette escale à Pleurtuit…

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